Marjolaine Boutin-Sweet ajoute sa voix pour défendre la famille Perez-Castillo

Nouvelles Hochelaga-Maisonneuve
Publié le 13 Juin 2011

Dossier d’extradition d’une famille hochelagaise

La députée du Nouveau parti démocratique (NPD) de Hochelaga, Marjolaine Boutin-Sweet, ajoute sa voix à celle de sa collègue provinciale, Carole Poirier, pour demander au ministre de l’Immigration, Jason Kenney, afin de suspendre l’ordre de déportation d’une famille d’origine mexicaine qui réside dans Hochelaga-Maisonneuve.

Sujets : Commission de Citoyenneté, Immigration du Canada, Cour d’appel fédérale, Canada

Dernièrement, Mme Boutin-Sweet a repris les demandes de la famille et a prié le ministre de l’Immigration d’utiliser son pouvoir discrétionnaire afin de lever l’ordre de renvoi, prévu pour le 15 juin, ce qu’il a refusé de faire.

« Je demande aux ministres Kenney et Toews, de la Sécurité publique, de faire preuve de compassion envers les enfants et la famille. Les trois enfants n’ont pas encore terminé leur année scolaire.

« Lorsqu’on considère que la famille a été informée de la décision finale de renvoi il y a moins de deux mois, alors qu’elle a refait sa vie ici depuis quatre ans, le délai donné à la famille est nettement insuffisant pour leur permettre de préparer leur départ et d’en réduire les conséquences », insiste-t-elle.

Malgré les menaces de mort et la violence subie par la famille, la Commission de Citoyenneté et de l’Immigration du Canada et la Cour d’appel fédérale a jugé qu’elle n’a pas été en mesure de démontrer des « risques de persécution, de torture, de risque pour leur vie ou d’être exposés à des traitements ou à des peines cruels ou inusités » s’ils retournaient dans leur pays d’origine.

La députée fédérale a souligné les lacunes du système d’immigration canadien. Selon elle, il ne permettrait plus aux ressortissants de certains pays d’avoir un traitement équitable de leur demande, lorsque leur pays d’origine ne figurait pas sur la liste des pays considérés à risque par le Canada.
Des démarches parallèles sont en cours auprès des autorités d’immigration provinciales et Mme Boutin-Sweet promet d’évaluer toutes les options qui sont à la disposition de la famille afin d’assurer leur sécurité lors du processus d’extradition. (S.C.)