COMMUNIQUÉ - MARJOLAINE BOUTIN-SWEET EXIGE QUE LE MINISTRE KENNEY SUSPENDE LA DÉPORTATION D’UNE FAMILLE D’HOCHELAGA

OTTAWA - La députée du NPD, Marjolaine Boutin-Sweet (Hochelaga), demande l’intervention urgente du ministre de l’Immigration, Jason Kenney, afin de suspendre l’ordre de déportation d’une famille d’origine mexicaine, résidant à Hochelaga-Maisonneuve.

Oswaldo Alfredo Castillo Olivares, père de trois jeunes enfants fréquentant les écoles primaires d’Hochelaga depuis l’arrivée de la famille, il y a quatre ans, demande au ministre de faire preuve de compassion, en permettant à ses enfants de compléter leur année scolaire et à sa famille de terminer les préparatifs en vue de leur expulsion imminente.

La semaine dernière, la députée fédérale d’Hochelaga, Marjolaine Boutin-Sweet, avait repris les demandes de la famille et demandé au ministre de l’Immigration d’utiliser son pouvoir discrétionnaire afin de lever l’ordre de renvoi, prévu pour le 15 juin prochain, ce qu’il a refusé de faire.

« Je demande aujourd’hui aux ministres Kenney et Toews (Sécurité publique), de faire preuve de compassion envers les enfants et la famille », a affirmé Marjolaine Boutin-Sweet. « Les trois enfants n’ont pas encore terminé leur année scolaire et, lorsqu’on considère que la famille a été informée de la décision finale de renvoi il y a moins de deux mois et qu’elle a refait sa vie ici depuis quatre ans, le délai donné à la famille est nettement insuffisant pour leur permettre de préparer leur départ et d’en réduire les conséquences », insiste-t-elle.

Rappelons que, malgré les menace de mort et la violence subie par la famille Castillo Olivares, la Commission de Citoyenneté et de l’Immigration du Canada et la Cour d’appel fédérale a jugée qu’elle n’a pas été en mesure de démontrer des « risques de persécution, de torture, de risque pour leur vie ou d’être exposés à des traitements ou à des peines cruels ou inusités », s’ils retournaient dans leur pays d’origine.

La députée fédérale avait alors souligné les lacunes du système d’immigration canadien, qui ne permettait plus aux ressortissants de certains pays d’avoir un traitement équitable de leur demande, lorsque leur pays d’origine ne figurait pas sur la liste des pays considérés à risque par le Canada.

Des démarches parallèles sont présentement en cours auprès des autorités d’immigration provinciales et la députée fédérale promet d’évaluer toutes les options qui seraient à la disposition de la famille, afin d’assurer leur sécurité, lors du processus d’extradition.

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